Via Scoop.it - Résistances
“Jusqu’en 1945, la prison n’avait d’autre objet que de punir, avec une peine proportionnée à la gravité de l’infraction commise”, explique le “contrôleur général des lieux de privation de liberté”. Après guerre, “un nouveau but a été assigné à la prison: la réinsertion”. “Et depuis quelques années, je crois qu’on ouvre la 3e étape”, estime Jean-Marie Delarue. Elle a “un nom apparent: la dangerosité, qui revient à identifier chez une personne la menace qu’elle fait courir à la société”. Le concept “se cherche depuis les années 90”, mais il a pris un “caractère officiel” en 2005, avec la loi sur la prévention de la récidive. “Cela nous ramène à des théories anciennes, au positivisme italien de la fin du XIXe siècle”, qui trouve dans chaque crime des causes “endogènes”, enfouies dans une “part barbare de l’individu…
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